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Anciens noms de rues de la ville de Châlons en Champagne

Allees de foretsLes allées de Forêts

  • La rue de L’ARSENAL s’est appelée rue du Magasin.
  • La rue des AUGUSTINS portait le nom de Champbreaux dans la partie prise par le cours d’Ormesson, le reste de la rue s’appelait rue des Augustins.
  • La rue basse SAINT-JEAN était la rue de la Haizette.
  • La rue du COLLEGE s’est appelée rue de la Charpenterie, rue de la Licette, rue des Jésuites ; et, à son extrémité, rue Saint-Antoine, à cause de l’église Saint-Antoine qui était au pied du rempart.
  • La rue des POISSONNIERS a pris ce nom depuis que les Viviers ont étés placés sous le pont où elle aboutit ; avant elle s’appelait rue des Cloutiers, parce que les fabricants de clous occupaient presque toute cette rue.
  • La rue des CORDELIERS, avant l’établissement du couvent des Cordeliers, s’appelait rue des Juifs. Il y avait, sur l’angle de cette rue et du quai, une halle aux harengs (la Harengerie).
  • La rue CROIX-DES-TEINTURIERS s’appelait rue Pont-Putte-Savate dans la partie comprise entre ce pont et la rue de la Bassinerie, et rue Croix-des-Teinturiers dans la partie comprise entre ce pont et la rue de la Gravière.
  • La croix des Teinturiers était placée presqu’en face de la rue de la Gravière.
  • La rue COSME-CLAUSSE s’appelait rue du Puits-d’Amour, à cause du Puits-d’Amour qui est dans l’angle de cette rue, et qui fut creusé en 1461.
  • La rue d’ESPENSE s’est appelée rue Thierry.
  • La rue de l’ETOILE s’appelait rue derrière le Petit-St-Martin. L’auberge du Petit-St-Martin, dont l’entrée principale était sur le marché, avait une issue dans cette rue. Un plan qui est dans les archives de la ville la désigne sous le nom de rue du Jard.
  • La rue du FOUR s’appelait rue du Four-au-Châtio, elle est désignée aussi sous le nom de Four-au-Chaillot.
  • La rue du FLOCMAGNY : autrefois rue Flamanier.
  • La rue des FRIPIERS : rue des chanviers.
  • La ruelle du SAINT-ESPRIT longeait l’ancien hôtel de ville, elle fut supprimée lors de l’érection de l’hôtel de ville actuel.
  • La rue de LIANCOURT est nouvellement ouverte.
  • La rue SAINT-JACQUES, de la porte Saint-Jacques à la rue Saint-Joseph, s’appelait rue Saint-Jacques ; du bout de la rue Saint-Joseph à la rue de l’Arquebuse, rue de l’Arbre-Vert, et de la rue de l’Arquebuse au carrefour de la Cloche, rue Rancienne.
  • La rue SAINT-JOSEPH, rue de la Licette.
    La rue SAINT-LAZARE était encore à la fin du siècle dernier un abreuvoir, dit abreuvoir Saint-Antoine ; elle portait avant le nom de rue des Hauts-degrés, et en remontant à une époque reculée, rue de la Planchette.
  • La partie de la rue SAINTE-MARGUERITE qui commence à la rue Sainte-Croix était appelée rue Sainte-Marguerite, du nom de l’église voisine; l’autre partie, qui aboutit à la rue Saint-Jean, s’appelait rue de la Poterie.
  • La rue SAINT-NICOLAS, de la rue de Grève jusqu’à l’ancienne rue du Séminaire (1), s’appelait rue du Buis, et de la rue du Séminaire au rempart, elle s’est appelée aussi rue de l’Ile, rue de la Grande-Ile, rue du Bourg-Neuf, ensuite rue Saint-Nicolas.
  • La rue SAINTE-CROIX, ou Dauphine, ou de l’Intendance, ou de la Préfecture, s’est appelée à une époque reculée, dans la partie au-delà de Saint-Eloi, rue du Neuf-Bourg.
  • La rue du SAUVAGE était autrefois la rue du Cimetière-Notre-Dame. L’ancienne rue du Sauvage aboutissait d’une part au pont des Viviers, et de l’autre dans la rue du Cimetière-Notre-Dame ; elle a été supprimée et cédée aux propriétaires des maisons voisines, en échange du terrain qu’ils ont abandonné pour l’établissement du quai de Notre-Dame.
  • La rue des SEPT-MOULINS tire son nom des sept moulins dont elle était voisine ; elle s’est appelée rue des Chèvres-aux-Buis.
  • La rue de LA TOUCHE s’est appelée rue de la Truie-qui-file, du nom de l’enseigne d’un cabaret où logeaient les saltimbanques. Cette rue porta aussi le nom de rue du Tripot, qu’elle tenait du jeu de paume établi plus tard dans cette auberge. Le jeu de paume recevait anciennement la dénomination de Tripot.
  • Rue du PETIT-CERF, la partie de cette rue comprise entre la rue de Vaux jusqu’à la rue Grande-Etape s’appelait rue des Aiguilleurs. L’impasse qui est dans cette rue porte encore ce nom. La partie qui se prolonge jusqu’à la place au Chétif s’appelait rue du Petit-Cerf, à cause d’une auberge située vers le pont Chaumers (2), et qui avait un petit cerf pour enseigne.
  • La rue de TOUSSAINTS est supprimée, effe fait aujourd’hui partie de la place de Liancourt.
  • La rue des TRESORIERS s’est appelée rue Saint-Lazare, ensuite rue du Vieux-Collège. Elle tire son nom du bureau des finances qui était dans cette rue. (Voir le plan.)
  • La rue des VIEILLES-CASERNES s’appelait rue de Varnot ou Vanot. Au milieu du XVIIe siècle, Louis XIV envoya à Châlons une garnison qui devait être permanente; on bâtit des casernes dans cette rue, qui prit alors le nom de rue des Casernes; plus tard, lorsque ces casernes furent abandonnées, comme elles tombaient de vétusté, cette rue fut désignée sous le nom de rue des Vieilles-Casernes, qu’elle porte encore.

(1) La rue du Séminaire est supprimée, elle séparait le séminaire du couvent des Dames-Régentes : elle est aujourd’hui comprise dans l’emplacement occupé par l’Ecole des Arts et Métiers. (2) Le pont Chaumers séparait la place au Chétif de la rue du Petit-Cerf.

D’autres noms de rues sont à venir…

Extrait (Voir Bibliographie – L.Barbat)

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Bibliographie

Ouvrages utilisés sur ce site :
  • Histoire de la Ville de Châlons Sur Marne et ses monuments – L. Barbat (1854)
  • Topograhie Historique de la ville de Châlons-Sur-Marne – L. Grignon (1889)